lundi 25 février 2013

Archivage et Cloud 3 (le soulèvement des machines ?)


Archivage et Cloud 3 (le soulèvement des machines ?)


Références :

Tout d'abord, je dois dire un grand Merci pour cet excellent retour de Janus !
Je trouve son contenu très pertinent, et nous commençons à avoir de nombreux points communs dans la réflexion. Tout ceci est parfait !

J'aurais quelques commentaires à ajouter, relativement peu nombreux sur des sujets précis évoques. Pour le reste, je ne peux qu’être d'accord !


Données personnelles

Sur les "données personnelles", j'entendais les archives de personnes privées (moi, toi) dans l'offre Cloud (Google, sa banque, ...), et non pas les "données personnelles" telles que présentent dans les "archives publiques" (institutionnelles). Nous avons eu tous les deux une incompréhension sur ce dont parlait l'autre ;-)

Les coûts : toujours pas d'accord

Sur les coûts, nous ne sommes effectivement pas d'accord... 
Si on prend une entité unique (disons au hasard une marie), elle devra dépenser la réalisation de 3 sites de stockage ET de serveurs/switch/réseau/parfe-feu/... ET immobilier (incluant l'électricité, la sécurité incendie, ..., le plus cher hélas de manière récurrente en informatique).
Tout ceci coûtera fort cher (le stockage représentant environ 50% hors immobilier) alors que si elle s'unit avec d'autres au sein d'un hébergement commun (toujours au moins 3 sites), les coûts chuteront car la mutualisation sur les autres composants (au delà du simple aspect stockage) diminueront effectivement les coûts. 
Ensuite le fait que le coût du stockage diminue dans le temps (excellent article pointé, merci !), c'est plutôt une bonne nouvelle, car cela permet de s'investir plus sur le fond que sur la forme...

Intermédiaire vs Définitif

Enfin sur la séparation intermédiaire / définitif : tout est une question de circonstances...
Je m'explique :
  • Oui, les contraintes d'accès et de volumétries devraient être plus fortes en intermédiaires de manière intuitive.
    • Hormis qu'en définitif, on n'acceptera pas longtemps d'attendre 10 minutes alors que tout le reste est immédiat (je n'y peux rien, c'est la tendance des utilisateurs et de leurs attentes).
    • C'est vite oublier aussi que le définitif ne fait que croitre (en théorie rien ne sort), alors que l'on peut considérer que l'intermédiaire aura une pente forte puis un plateau (une fois la DUA la plus longue atteinte) et enfin avec une croissance limitée (liée à la croissance naturelle de production, mais qui s'applique alors aussi à l'entrée du définitif).
  • Au-delà de 7 à 10 ans, la notion de pérennisation s'impose à tous les systèmes, qu'ils soient intermédiaires ou définitifs.
    • En effet, en informatique, au bout de cette durée, le système peut être considéré comme obsolète, et devra donc évoluer, et pas seulement les données hébergées, mais également l'infrastructure et la solution logicielle au-dessus.
    • Des méthodes de conception et des architectures résolument évolutives peuvent permettre de repousser ces limites au-delà, sans doute autour de 20 ans. Pour connaître un système datant de 1983, il est certes toujours opérationnel, mais il ne peut plus rendre de manière efficace son service. Il est dépassé.
    • Existe-t-il une solution pérenne de manière absolue ? Non, il n’en existera jamais. C’est un constat qu’il faut admettre. Tout comme le lecteur de carte perforée ne serait plus vraiment exploitable aujourd’hui, tout comme l’écriture cunéiforme est certes lisible mais au prix d’un effort de plus de 50 ans de travaux de recherche, la forme et le fond se doivent d’évoluer. La conséquence est que même pour le définitif la solution doit évoluer dans le temps. Ainsi, les deux systèmes, à partir d’un certain temps (au-delà de 10 à 20 ans selon la conception) devront évoluer, tant sur le fond (les documents et la façon de les pérenniser) que sur la forme (la plate-forme, logicielle et matérielle, permettant de conserver les documents et de les rendre accessibles).
  • Les problèmes d'accès sont différents, au sens où (selon moi) l'intermédiaire s'appuie sur le socle applicatif métier concerné pour ce qui relève de l'accès aux données (puisque c’est là qu’il est utile, au sein de l’application métier), alors que pour le définitif, cette liaison est rompue.
    • De ce fait, la localisation de l'offre d'archivage peut impliquer une absence de mutualisation pour des raisons techniques (par exemple, comme tu le soulignes, le réseau n'est pas suffisant entre ton hébergeur et ton application métier, ou de manière plus générale les SLA ne sont pas compatibles).

Intermédiaire et Définitif, quelles mutualisations ?

Personnellement, je crois dur comme fer qu'il est possible de réaliser une partie (pas tout) en commun pour les deux environnements, au sens de la mutualisation du développement que toi aussi tu appelles de tes vœux.
Après la mutualisation effective sur une plate-forme dépend de contraintes techniques ET métiers, notamment sur les aspects de responsabilités. Si le service en charge des archives a en responsabilité les deux pans, il peut envisager la mutualisation (l’envisager ne veut pas dire le faire de manière obligatoire, à chaque cas, sa réponse). Si ce n'est pas le cas, c'est peu probable (hormis la mutualisation de l'infrastructure comme pour plusieurs mairies, mais pas de la couche métier frontale qui serait propre à chacune, d'un point de vue fonctionnel).
Alors que faire ? S’unir bien sûr ! Non pas forcément sur la finalité (la plate-forme, les responsabilités, la localisation), mais sur les moyens (les outils, les processus, les « bonnes pratiques ») !
Et c’est là où les informaticiens ont besoin des archivistes, et vice-versa, les uns pour bousculer les autres afin d’avancer, apprendre et comprendre…

Aucun commentaire:

Publier un commentaire